Nouveau rebondissement dans la saga de l’eau de la Tridaine, à Rochefort, une source qui devrait être « commune » mais que se disputent le groupe multinational Lhoist (7ème fortune de Belgique) et les moines de l’abbaye trappiste de Rochefort (qui ont récemment opté pour le statut de Société Anonyme). Cette eau, qui prend sa source en surplomb de l’abbaye alimente la brasserie où se fabrique la Rochefort avant d’approvisionner les étangs du domaine puis les conduites de distribution de la commune de Rochefort, connaît une histoire très chahutée depuis quelques années. Depuis le moment, exactement, où le carrier Lhoist, anticipant la fin du filon de schiste qu’il exploite depuis plusieurs années, situé juste au-dessus de la source, a demandé l’autorisation de percer la nappe phréatique afin de poursuivre plus bas l’exploitation de la carrière pendant encore une vingtaine d’années. Ce percement pose deux types de questions : la première est la continuité de l’approvisionnement puisque le percement fera baisser mécaniquement le niveau de la nappe et qu’il faudra pomper les eaux afin qu’elles rejoignent leurs voies d’écoulement naturelles. Sur cette question, la multinationale a garanti, sur les avoirs de la famille Lhoist, un financement de cent années d’un système de pompage. Reste la question de la qualité de l’eau, indispensable à sa consommation par les habitants et aussi à la trappiste brassée à l’abbaye. Ces eaux peuvent être altérées par les opérations de pompage et de percement et c’est sur ce point particulier que la plupart des actions juridiques ont eu lieu jusqu’ici. Lhoist avait obtenu en octobre 2017 le permis d’entreprendre des premiers tests de pompage. C’est ce permis que les moines ont attaqué devant le Conseil d’Etat qui vient donc de suspendre. Le groupe Lhoist a d’ores et déjà annoncé qu’il allait réintroduire une nouvelle demande…

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