20 août 2018 – HarenObservatory.net (s’ouvre dans une nouvelle fenêtre)

Deuxième évacuation du Keelbeek à Haren :
énième faute politique du gouvernement Michel dans ce dossier

Nouvelle évacuation des occupants du Keelbeek à Haren ce matin, à nouveau au moment où l’ordre d’expulsion est contesté devant le juge / Le gouvernement Michel prouve à nouveau qu’il utilise la force plutôt que le dialogue, avant que la justice soit dite / Après la canicule de cet été, Michel décide de bétonner le dernier poumon vert du Nord-Est de la capitale, et de bloquer les lanceurs d’alerte que sont les citoyens qui défendent l’espace vert du Keelbeek / Jan Jambon a affirmé que les travaux ne pourraient pas commencer tant que les recours ne seraient pas jugés. Ils ne le sont pas. Il a affirmé que le contrat ne pourrait pas être conclu. Mais la régie des bâtiments affirme le contraire / Il est stupéfiant de constater que personne n’est en mesure de dire si le contrat a effectivement été signé, alors que le gouvernement Michel s’est toujours efforcé d’empêcher la réalisation d’un audit sur le financement de la mégaprison / Pourquoi choisir des solutions positives quand on peut s’offrir le pire sur le dos du contribuable?

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Ce matin vers 7h00, une vingtaine de policiers ont procédé à l’évacuation des occupants du Keelbeek sur ordre du ministre de l’intérieur.
Pour la deuxième fois, Jan Jambon a fait évacuer les personnes qui protègent le Keelbeek.
Pour la deuxième fois il utilise la force plutôt que le dialogue alors que l’ordre d’évacuation était contesté en justice aujourd’hui à 9 heures. Pour rappel les occupants avaient gagné la première fois.
En audience, la Régie des bâtiments a déposé des pièces complémentaires, et la séance a été reportée au 19 septembre.
Le gouvernement Michel prouve à nouveau qu’il utilise la police avant que la justice soit dite, pour préparer la destruction de nos lieux de vie et de la nature qui nous fait vivre !
Après la canicule extraordinaire de cet été, chacun sait et sent que le bouleversement climatique est en cours, et que ses conséquences sont funestes. Dans les villes, l’élévation des températures est particulièrement problématique. L’épisode de forte chaleur de juillet et aout pourrait causer la mort prématurée de 2500 personnes en Belgique . En réponse à ce problème criant et vital, le gouvernement Michel décide à Bruxelles de bétonner le dernier poumon vert du Nord-Est de la capitale, et de poursuivre les lanceurs d’alerte que sont les citoyens qui défendent l’espace vert du Keelbeek. On ne saurait imaginer politique plus désastreuse, à contre-temps de ce que demande notre époque.

En réponse aux interpellations d’Olivier Maingain (Défi) et Gilles Vandenburre (Ecolo), le ministre des finances indiquait le 19 juin 2018 3 que les travaux ne débuteraient pas avant que le recours en suspension contre la destruction des sentiers du Keelbeek ait été jugé au Conseil d’état. Ce recours n’a pas été jugé.
Jambon indiquait également que le contrat PPP de la mégaprison ne serait pas conclu avec les multinationales avant le jugement de ce même recours. Pourtant, le 18 juillet dernier, la Régie des bâtiments a publié un communiqué de presse intitulé « Passation de contrat »  . Spécialiste de l’opacité, des magouilles et de la corruption, la Régie des bâtiments s’efforce de maintenir le niveau en contredisant son ministre de tutelle qui est de toute évidence dans l’incapacité de répondre aux députés et aux citoyens qui l’interrogent sans relâche
depuis plus de 5 ans.
Le contrat PPP a-t-il été conclu avec les multinationales pendant l’été, contrairement à l’engagement du ministre de l’intérieur, endettant l’Etat belge de plus de 3 milliards d’euros sans contrôle possible ? Il est stupéfiant de constater que personne n’est en mesure de répondre à cette question basique, alors que le gouvernement Michel s’est toujours efforcé d’empêcher la réalisation d’un audit sur le financement de la mégaprison  .
Ce matin, des vigiles de la société de sécurité G4S ont été positionnés sur le terrain du Keelbeek. Il s’agit d’un symbole fort, puisqu’hier, le ministère britannique de la Justice a repris la gestion de la prison de Birmingham, qui était gérée en PPP par le même groupe G4S . Ce groupe de sécurité s’est avéré incapable de faire fonctionner cette prison PPP transformé en cloaque dangereux. La France a quant à elle abandonné les PPP carcéraux. La Hollande vide ses prisons.
Le gouvernement Michel, lui, multiplie les PPP carcéraux ruineux à grand renfort d’opacité et de symboles désastreux.
Pourquoi choisir des solutions positives quand on peut s’offrir le pire sur le dos du contribuable?



		
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