Description du site
Cette zone de 6 ha est menacée par la commune d’Ixelles, qui souhaite la vendre pour y faire construire des logements majoritairement à prix du marché. Le projet a été lancé en 2011 et depuis, des citoyens se battent pour préserver cet espace vert et de potagers, qui est l’un des derniers sur la commune d’Ixelles. Il est caractérisé par des parcelles potagères autogérée, qui accueillent, en plus des potagistes, une faune et une flore très diversifiées, voire rare et protégée.
Menace :
Le projet de la commune menace très concrètement la survie des potagers tels qu’ils existent actuellement. Elle déclare dans son projet qu’il restera une zone verte, sans garantie aucune du type de « zone verte » dont il s’agirait. L’échevine de l’urbanisme a déclaré en Commission de concertation que les potagers, tels qu’ils existent actuellement, disparaîtraient. Or, ces potagers permettent de nourrir une bonne cinquantaine de familles. Ils accueillent en outre des orvets, espèce protégée à Bruxelles, et la plus grande variété d’abeilles sauvages parmi 14 réserves naturelles et potagers urbains de Bruxelles, dont une espèce d’abeille sauvage qui est sur liste rouge en Région wallonne, et qu’on n’a jusqu’à présent retrouvée qu’à Boondael-Ernotte-Akarova. Il faut ajouter que dans ce dossier, la commune n’a pas fait d’étude sur les incidences environnementales. Si elle en avait fait une, elle aurait dû tenir compte de l’avis de toute une série d’autres acteurs, tels que les communes voisines, des associations de l’environnement et le projet n’aurait certainement jamais pu être si destructeur pour la zone.
Projet alternatif :
Les potagistes ont présenté en 2013 un projet alternatif, avec quelques logements en bout de zone et une ferme pédagogique au début, avec maintien des potagers. La commune d’Ixelles a purement et simplement jeté ce projet alternatif à la poubelle. Un recours au Conseil d’État contre le projet a également été introduit par le groupe de défense de la zone verte BEA, l’audience a eu lieu récemment et les potagistes espèrent recevoir un jugement dans leur sens dans les semaines à venir. S’ils gagnent ce recours, il restera à définir comment essayer de préserver durablement ce bien commun car la commune risque de revenir à la charge avec un autre projet…