Parc du Couvent

Parc du Couvent

Le projet de construction d’un pôle d’accueil pour adultes handicapés – une première en Belgique – est un beau projet, impossible de le nier. Mais comme de nombreux autres projets, tout aussi légitimes, le choix de son emplacement semble dicté par de basses considérations financières (terrain acquis pour l’euro symbolique), plutôt que par un solide bon sens et un minimum de pragmatisme. Hormis la destruction quasi complète de la flore et la disparition de la faune, il faut également souligner la démesure du bâtiment principal, dont la hauteur dépassera allègrement le faîte des bâtiments résidentiels avoisinants. Ajoutons à cela des voies d’accès déjà aujourd’hui sous-dimensionnées pour le trafic actuel, et la bétonisation d’un terrain pentu annonciateur de probables futures inondations que subiront les riverains, et on obtient tous les ingrédients pour rédiger la chronique d’un désastre annoncé. 

Le collectif « Parc du Couvent » a bien compris les enjeux, les risques et les conséquences d’un tel projet, et a décidé de se mobiliser afin de ramener autorité communale et administration hospitalière à la raison, malgré la période choisie pour déposer le projet, l’enquête publique se déroulant en plein milieu de la période estivale (bien essayé!).  

Localisation
Ans, périphérie liégeoise

Date de création
24 juillet 2024

Statut juridique
Association de fait

Description du site

La zone menacée se situe au sein de la ville d’Ans, dans le rectangle formé par la rue du Cimetière, la rue du Centre et la rue Pierre Lecharlier.
Pendant des décennies, les bâtiments qu’occupe aujourd’hui le Collège Saint-François d’Assise ont été occupés par le couvent des sœurs Saint-Vincent. Attenant à ce bâtiment, les sœurs avaient aménagé un parc de près de 2 hectares comprenant déjà quelques grands arbres et de nombreux arbustes.

En 2015, le CHC devient propriétaire du site. Depuis lors, c’est-à-dire 9 ans, aucune intervention humaine n’a eu lieu sur le site à l’exception de débroussaillages localisés.
Cette absence d’entretien a permis, en plus des arbres remarquables déjà présents, le peuplement du site par diverses espèces colonisatrices locales. Ces espèces sont présentes sur différentes strates leur offrant une panoplie de refuges et de sources de nourriture. Outre une multitude d’insectes, il y a aussi énormément d’oiseaux (grives, merles, mésanges, moineaux, pics, pinsons, …), des écureuils roux, des renards…

Menace

Le projet du CHC est de raser l’essentiel de cette biodiversité pour y construire une maison de repos de plus de 100 lits, sur plusieurs étages et avec un parking bétonné. Un premier projet avait été introduit en 2015 mais, à force de retards dans les procédures, le permis avait expiré.

Nous – les riverains – pensions naïvement que, les consciences écologiques ayant évolué, le CHC s’était rendu compte du non-sens de ce projet à cet endroit. Malheureusement il n’en est rien. En avril 2024, un nouveau permis a été introduit, identique pour ce qui est du bâti.

La grande majorité des arbres sera rasée, ainsi que tous les arbustes et la flore au sol. La diversité de la flore, ainsi que les strates constituées naturellement seront donc détruites. La faune, entièrement dépendante de cette flore, n’aura plus ni logis ni nourriture. Elle disparaîtra donc à très brève échéance, elle aussi.

La capacité d’absorption des eaux de pluie de ces « tonnes de nature » sera réduite à peau de chagrin. Le CHC prévoit un lagunage pour y remédier, mais cela suffira-t-il ? SI ce n’est pas le cas, ce n’est certainement pas lui qui indemnisera les riverains sinistrés…

Projet alternatif

Ce projet est un beau projet au niveau social: nos seniors ont besoin de résidences de qualité pour les accueillir. Ce que nous critiquons, c’est l’endroit de construction de ce projet, alors que Ans, comme beaucoup de villes, a de nombreux terrains avec des bâtiments à l’abandon qui pourraient être exploités.

En retravaillant un peu les allées, ce terrain peut être un lieu de paix et d’apprentissage pour les nombreuses écoles primaires à proximité qui viendraient le visiter. On pourrait implémenter des ruches et une petite mare naturelle pour en faire un lieu pédagogique de contact avec la nature et ce, en milieu urbain, ce qui serait d’autant plus précieux.

 

Contact: parcducouvent@gmail.com

Site internet: https://parc-du-couvent.jimdosite.com/

Page Facebook: « Parc du couvent » https://www.facebook.com/profile.php?id=61551201067046