Aywaille – La carrière de Niaster est sauvée
La Commune d’Aywaille avait introduit en novembre 2023 une demande de permis unique pour l’exploitation (en commun avec un privé) d’une décharge de terres excavées sur le site de la carrière de Niaster… alors que celui-ci a été classé par la Région Wallonne comme Site de Grand Intérêt Biologique!
De nombreux habitants avaient réagi lors de l’enquête publique organisée en mars 2024. Les fonctionnaires délégué et technique de la Région wallonne leur ont donné amplement raison, en refusant en juin le permis pour ce projet parce qu’il contrevient fortement à la Loi de Conservation de la Nature et au Schéma de Développement territorial.
Insatisfaite de la décision des deux hauts fonctionnaires de la Région, la commune d’Aywaille s’était pourvue en recours auprès du Gouvernement wallon. Le ministre Desquesnes vient de se positionner sur ce recours. Et c’est une nouvelle fois « non ».
Comme l’a indiqué le conseiller communal d’opposition Jean Close (liste Alt-A) au journal La Meuse : « La deuxième décision, celle du recours, reprend la même argumentation que la première fois, mais le ton en est beaucoup plus direct et on sent quelques pointes d’exaspération à devoir rendre une nouvelle fois une décision sur ce projet. »
Il rappelle aussi que ce projet était contesté dès le départ. « En 2021, le projet avait débuté par la demande des auteurs de projet au Département de la Nature et des Forêts d’une visite sur place. Le mail de réponse du DNF, daté du 1er mars 2021, se concluait ainsi : ‘Le cantonnement d’Aywaille remet donc un avis défavorable immédiat à cette requête et demande que la visite de terrain ne soit même pas maintenue (perte de temps pour tout le monde).’ Et depuis, beaucoup de temps a été perdu par tout le monde », conclut Jean Close dans la même interview.
Et maintenant ? Dire que le projet a neuf doigts de pied dans la tombe n’est sans doute pas exagéré. Certes, le propriétaire privé du site et la Commune d’Aywaille peuvent se concerter et introduire un nouveau recours, cette fois-ci devant le Conseil d’État. Mais la démarche serait fort incertaine. Arbres et animaux devraient donc pouvoir désormais respirer un peu plus en paix !

