Liège – Sauvons le Bois d’Avroy à Cointe : le collectif contre-attaque ! (échéance lundi 6 janvier à 11h)

Liège – Sauvons le Bois d’Avroy à Cointe : le collectif contre-attaque ! (échéance lundi 6 janvier à 11h)

Désolé, vous arrivez trop tard : l’enquête publique s’est achevée le lundi 6 janvier 2024.

(Vous savez déjà tout et vous voulez envoyer votre lettre de réclamation maintenant ? Alors cliquez ici)

Quand on parle d’Avroy à Liège, tout le monde pense au Parc en plein centre-ville, célèbre pour ses allées d’arbres, sa piste de bus et surtout sa Foire d’octobre… mais aussi pour ses travaux du tram et ses embouteillages!

Il y a également un autre Avroy dans la Cité Ardente : c’est le bois d’Avroy, dans le quartier de Cointe, sur les hauteurs de la rive gauche de la Meuse. Il est plus petit et surtout beaucoup plus discret que l’autre… mais il intéresse énormément un promoteur!

Premier essai… raté!

Le Bois d’Avroy est un bois urbain de 5 hectares composé de quatre parcelles privées, dont deux parcelles appartiennent à des promoteurs immobiliers. Il n’a jamais été clôturé ni entretenu et est accessible à tous depuis plus de 50 ans, pour le plus grand bonheur des enfants du quartier, des riverains, des promeneurs et des naturalistes qui viennent admirer les espèces communes et rares qui y vivent.

Le Bois d’Avroy est menacé par divers projets immobiliers depuis plusieurs décennies. En 2019, la parcelle principale, d’une surface de 3 hectares, a été visée par un projet de « parc résidentiel privé » de la société General Construction qui voulait y créer une centaine d’habitations réparties sur 7 immeubles, de trois ou cinq étages, et aménager les voiries et les surfaces de parking nécessaires.

La séance de présentation du projet avait été mémorable (plus de 300 personnes s’étaient présentées dans une salle qui ne pouvait en contenir que 200 (en les entassant!) et avait dû être dédoublée). Ce fut le prélude d’une levée de boucliers dans tout le quartier et le projet avait ensuite silencieusement disparu des radars.

« Nouveau » projet et appel à redire NON

Aujourd’hui, la même société revient avec un projet un peu réduit (80 logements au lieu de 100) mais qui ne répond aucunement aux questions de fond que pose l’artificialisation d’une partie conséquente d’un parc que la Ville de Liège a inclus dans sa “chaîne de parcs” pour ses qualités.

Le collectif « Sauvons le Bois d’Avroy » se remobilise et a produit une lettre qui détaille toutes les raisons de refuser cette nouvelle mouture d’un projet qui reste complètement inadapté.
Une nouvelle enquête publique a démarré le 29 novembre pour ce projet. Elle se termine le 6 janvier à 11h. Il est donc temps de réagir!


Nous vous proposons 3 méthodes pour faire entendre votre avis sur le sujet :

  1. Par internet (le plus rapide) : Allez tout en bas de la page (ou cliquez ici), après la lettre-type, vous y trouverez un formulaire à compléter et à envoyer directement au service de l’Urbanisme.
  2. Par mail à partir de votre messagerie : l’envoyer à l’adresse enquete.urbanisme@liege.be (avant le 6 janvier à 11h). N’hésitez pas à mettre le collectif en copie de votre mail sauvonsleboisdavroy@outlook.com.
  3. Par courrier classique : Envoyez votre lettre sous enveloppe dûment timbrée à « Ville de Liège, Service de l’Urbanisme – Quai de la Batte, 10 à 4000 LIEGE » (le 5 octobre au plus tard, cachet de la poste faisant foi).

Vous pouvez retrouver ci-dessous la lettre-type rédigée par le collectif « Sauvons le Bois d’Avroy ». Il vous suffit de compléter vos coordonnées et d’y ajouter éventuellement vos remarques personnelles.

Merci d’avance pour votre soutien.

 

CONTACT : sauvonsleboisdavroy@outlook.com
INSTAGRAM : @sauvonsleboisdavroy
X : @LeAvroy
Page FACEBOOK : Sauvons le bois d’Avroy
Groupe FACEBOOK : Un projet pour le Bois d’Avroy (Cointe)


Lettre à compléter et à renvoyer à la Ville de Liège (adresses à utiliser ci-dessus)

Liège, le……………..

Ville de Liège, Service d’urbanisme
Quai de la Batte, 10
4000 LIEGE
enquete.urbanisme@liege.be

Réponse à l’enquête publique réf. U/94105 G

Madame, Monsieur,

Veuillez, je vous prie, trouver ci-dessous, mes réclamations et observations relatives au projet de construction de quatre immeubles de 5 à 7 niveaux pour un total de 80 logements, situé boulevard G. Kleyer 21-27 à 4000 Liège, au milieu du Bois d’Avroy, faisant l’objet de la demande de permis unique déposé par SA General Construction.

NOUVEAUX LOGEMENTS

La situation actuelle de la population liégeoise ne justifie pas la construction massive de nouveaux logements sur des parcelles boisées. En effet, les nouvelles perspectives n’envisagent plus qu’une augmentation tout à fait limitée de la population liégeoise (+/3.500 habitants) et des projets tels que celui-ci ne se justifient plus, dès lors que de nombreux logements vides peuvent être rénovés et que des parcelles déjà urbanisées peuvent être réhabilitées. Il est également à déplorer que ce projet ne prévoie aucun logement social, qui est pourtant le type de logement le plus demandé.

ATTEINTE A L’ENVIRONNEMENT

Le projet s’implante au milieu d’une parcelle boisée de plus de 3 hectares, sur laquelle 3.251 arbres ont été dénombrés par des riverains en 2022. L’étude d’incidences réalisée minimise fortement les impacts négatifs et irrémédiables en se focalisant uniquement sur les arbres de haute valeur ajoutée, en ne considérant ni la surface d’emprise des travaux, ni les conséquences de l’effet lisière, ni l’impact des travaux de terrassement sur le système racinaire des arbres.

  • En ne considérant qu’une emprise des travaux classique, 2.438 arbres seraient abattus, ce qui est inacceptable dans le contexte actuel de réchauffement climatique particulièrement sensible dans les villes.
  • Le réchauffement climatique implique le besoin pour les citadins de plus d’arbres en ville afin d’en limiter les conséquences. C’est d’ailleurs la position de la Ville de Liège qui a développé la plan CANOPEE pour augmenter le nombre d’arbres en Ville, soit planter plus de 24.000 arbres pour 2030. Si Cointe ne fait pas partie des quartiers prioritaires, c’est justement en raison des surfaces boisées qui y sont présentes. En supprimant une grande partie de cet espace vert, le projet porte directement atteinte au plan CANOPEE.
  • À la suite du recensement des arbres, l’ULg a pu estimer que la capacité d’absorption annuelle de CO2 était de l’ordre de 25 tonnes. La réalisation de ce projet réduirait cette capacité de 70 à 80%. Aucune mesure compensatoire sérieuse n’est proposée par le promoteur qui n’évalue pas non plus les émissions de CO2 liées à la réalisation des travaux.
  • Cette parcelle a d’autant plus d’intérêt qu’elle est située à côté de plusieurs autres zones repris au PCDN (Prairie des Bruyères, Bois l’Évêque, Terril Piron, Parc de Cointe, Parc Comhaire, …) et participe ainsi à la chaîne des parcs décrite dans le projet de Territoire présenté en février 2024 par la Ville de Liège.
  • L’étude d’incidences ne prend également pas en compte la perte du bénéfice des tous les arbres et arbustes à des gabarits inférieurs qui créent plusieurs strates permettant d’augmenter la retenue de l’humidité/fraîcheur très appréciée en saison de canicule. En effet, le bois crée un îlot de fraîcheur cher aux riverains immédiats par sa densité arborée et arbustive au m². Il est donc important de le maintenir afin de respecter les objectifs du Plan Climat de la Ville de Liège.

Les mesures de compensation prévue par le projet manquent de précision. En ce qui concerne la végétalisation de toit, elle ne peut être considérée comme une mesure compensatoire. En effet, une étude récente (étude GROOVES de l’agence régionale de la biodiversité en IDF) a conclu que les toitures végétalisées ne remplacent en aucun cas les autres espaces verts urbains et ne doivent pas servir de caution verte aux projets d’artificialisation des sols.

BIODIVERSITE

Le bois visé par les constructions est riche d’une faune et d’une flore intéressantes, voire protégées.

De nombreuses observations en ce sens ont été consignées sur le site observations.orghttps://observation.org/bioblitz/2293/bioblitz-sauvons-le-bois-davroy/.

Les riverains ont pu constater la présence de lucanes cerf-volant, de pics, d’une chouette hulotte, de chauves-souris et de lucioles en plein milieu du bois, à l’endroit où le demandeur projette la construction des immeubles.

Contrairement à l’étude d’incidence, un rapport sur la biodiversité déposé pour le projet dans une parcelle contiguë en 2023 a constaté : « La présence temporaire d’espèces intéressantes, voire rares ou menacées, ou de la faune éventuellement concernée par un statut de protection en Wallonie en vertu de la Loi sur la Conservation de la Nature, ne peut être exclue, comme c’est le cas des espèces « parapluies » (concept écologique faisant référence aux espèces phares qui, par le biais de leur protection, peuvent servir à protéger de nombreux autres groupes biologiques) du réseau écologique des milieux boisés liégeois: lucane cerf-volant, pic mar, pic noir. »

L’incidence négative de la pollution lumineuse sur la population d’insecte n’a pas été prise en compte, le promoteur ne précisant même pas le type d’éclairage envisagé. Quant au lucane cerf-volant, retirer du sol et déplacer les arbres morts risque de porter atteinte à 6 générations (cet insecte vit 5 à 6 ans à l’état de larve). Aucune mesure de compensation sérieuse n’a été proposée par le promoteur.

NON-RESPECT DES GABARITS

Le gabarit des immeubles proposés est inadapté à son environnement direct.

Un premier projet de 2017 sur la parcelle voisine a été refusé, entre autres, parce que :

  • L’un des bâtiments s’élevait jusqu’à 5 niveaux ;
  • La profondeur des immeubles ne respectait pas un maximum de 19 mètres ;
  • Un déboisement trop important était prévu ;
  • Les gabarits élevés relevaient d’une vision urbanistique révolue.

Or, il faut constater que le projet actuel est toujours inadapté: il s’agit d’immeubles de 5 à 7 niveaux de plus de 16 mètres de hauteur qui vont déboiser une grande partie d’un poumon vert de la Ville.

Par ailleurs, le promoteur indique se limiter à 4 blocs d’habitation. Il faut cependant se rendre compte que, dans la « nouvelle » version de son projet, il s’est limité à « coller » plusieurs immeubles de son projet initial de 7 immeubles.

PARKING

Le ratio de parking prévu se limite au strict minimum de 1,25 place par logement (1 attribuée par logement augmenté de 20 place communes). Cependant, selon les statistiques du SPF Mobilité, selon la classe socio-économique attendue du lotissement, le nombre de voitures par logement est supérieur à 2. Le boulevard Kleyer ne présente aucune opportunité de stationner les voitures excédentaires par rapport aux places de parking prévues. Le projet ne précise pas la présence (ou non) de parkings sécurisés pour les vélos.

MOBILITE

L’étude de mobilité réalisée à la demande du promoteur considère qu’uniquement 60 véhicules supplémentaires s’ajouteront à la circulation aux heures de pointe. Ce chiffre semble avoir été minimisé. L’étude ne prend pas en compte les difficultés déjà existantes de la rue Julien d’Andrimont. Par ailleurs, l’étude ne prend pas en compte non plus la circulation liée à la future école qui sera implantée à proximité dans l’ancien bâtiment du Forem, rue du bois d’Avroy, projet connu dont la valeur sociétale est significative.

NUISANCES ET ESTHETIQUE GENERALE DU SITE

Le projet prévoit qu’il n’y aura pas de nuisance particulière. C’est évidemment nier les nuisances importantes pour les riverains situés aux alentours de la parcelle:

  • Les habitants aux alentours perdront les bienfaits du bois (calme, îlot de fraicheur) dans un environnement déjà très urbanisé (immeubles du Domaine du Bois d’Avroy de la rue Julien d’Andrimont);
  • Les riverains feront face à un trafic démultiplié;
  • Les riverains feront aussi face à de nouveaux bruits avec l’arrivée massive de nouveaux habitants dans une surface restreinte;
  • Les travaux d’envergure impliqueront nécessairement de fortes nuisances pour tous les riverains pendant la durée des travaux;
  • La densification du quartier (et la diminution des espaces verts qui font la richesse de Cointe) fait perdre nécessairement de la valeur aux immeubles alentours. Aucune compensation n’est prévue pour les riverains.

RISQUES D’INONDATIONS

La parcelle se situe près d’une zone d’aléa de fort ruissellement au Sud du bois, rue des Bruyères. L’étude se base sur une période de retour des pluies de 50 ans. Or compte tenu du changement climatique, cette période est insuffisante. Si l’on prend en compte une période de 100 ans, le stockage prévu se révèle largement insuffisant. L’écoulement des eaux sur le Boulevard Kleyer risque d’impacter son versant Est et la rue des Wallons sur son versant Ouest.

REMARQUES PERSONNELLES

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NOM :

PRENOM :

ADRESSE :

CODE POSTAL :

COMMUNE :

Date :

Signature (en format papier uniquement) :


Ceci est un formulaire que vous pouvez envoyer directement au service de l’urbanisme en cliquant sur le bouton tout en bas de la page. Il est alors inutile de l’envoyer à partir de votre boîte mail ou par courrier postal : il n’en sera pas tenu compte.

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