2024 : Une année riche en victoires pour les collectifs d’OLT

2024 : Une année riche en victoires pour les collectifs d’OLT

En début d’année 2024, nous tirions un bilan des victoires engrangées par nos collectifs membres un peu partout en Wallonie et à Bruxelles. A l’époque, nous nous félicitions déjà de cette mobilisation croissante et de la diversité des modes d’action déployés par les collectifs.

Nous pouvons d’ores et déjà vous annoncer que 2024 a été encore plus riche en victoires, petites ou grandes. Certes, le réseau OLT a bien grandi, passant d’une petite soixantaine à près de 80 collectifs et associations en cette fin d’année. Mais la plupart de ces nouveaux membres en sont au début de leur combat, et les victoires ou avancées significatives enregistrées en 2024 sont donc le fruit d’un travail antérieur, parfois long de plusieurs années, de collectifs membres d’OLT ou de groupes d’habitants que nous n’avons pas encore eu le plaisir de rencontrer.

Petit tour d’horizon…

Yvoir – Ce sera « sans » et pas « cent » maisons à Mont

En janvier 2024, suite à la pression engendrée par les différentes actions du collectif « Non aux cent maisons à Mont » (mobilisation lors de l’enquête publique, réunions d’information, plusieurs interpellations du Conseil Communal, pétition auprès du Parlement de Wallonie, …), le Conseil Communal d’Yvoir a, contre toute attente, refusé l’ouverture des voiries nécessaires pour ce vaste projet immobilier. Ce dernier consistait en la construction de 101 logements (appartements, maisons individuelles) autour de 2 nouvelles voiries, le tout sur une vaste prairie de 7,5 hectares, haut lieu de biodiversité comprenant des espèces protégées et couloir migratoire entre 2 zones Natura 2000.

En avril 2024, suite au recours introduit par le promoteur contre la décision communale et à l’audition du collectif en Commission de l’Aménagement du Territoire du Parlement de Wallonie, le Gouvernement wallon a confirmé le refus de permis. Le promoteur, ayant commis l’erreur d’introduire de nouveaux documents lors de ce recours (ce qui est interdit par la procédure), a décidé de ne pas introduire de recours auprès du Conseil d’Etat.

Stembert (Verviers) – C’est l’histoire d’un concassage qui se fait concasser…

C’est aussi l’histoire d’une société qui cherche à construire de nouvelles installations mais qui n’y arrive pas. Mais c’est surtout l’histoire d’une société qui s’assied sur les protestations répétées des habitants et qui fait tout ce qu’elle peut pour vendre son projet, dans un étonnant mélange d’amateurisme et d’arrogance.

Depuis 2022, la société Terrac veut installer un centre de stockage et de gestion des déchets de chantiers (qui comprend une section destinée au concassage de ces déchets) dans un petit zoning à Stembert. Première demande de permis en 2022, enquête publique (20 réponses), suivie d’un retrait de la demande de permis par Terrac elle-même. Deuxième demande en 2023, deuxième enquête publique (141 réponses) et refus du permis par la Commune, décision confirmée ensuite par la Région.

Fin de l’histoire ? Que non ! Troisième demande de permis en 2024 pour un projet à peine modifié, troisième enquête publique (870 réponses !) et confirmation du refus par la Commune, puis par la Région. On peut espérer que cette fois-ci, Terrac aura compris !

Verviers – Pas de mise à sac pour les ZACC (au moins provisoirement)

Dans le courant du mois de mai, alors que la campagne « Stop Béton Maintenant ! » d’OLT prenait son envol en vue des élections régionales, le collectif « Heusy Grandeur Nature » nous communiquait une excellente nouvelle : la position qu’il défendait depuis des années en termes d’aménagement du territoire était adoptée par la Ville de Verviers.

En effet, l’autorité communale a décidé à l’unanimité de refuser tout projet de lotissement sur ses 16 Zones d’Aménagement communal concerté (ZACC) en attendant que le futur Schéma de Développement communal (SDC) se concrétise d’ici 2 ans (voire plus !). Cette décision ne signifie donc pas que ces zones sont définitivement mises à l’abri de toute urbanisation et resteront des espaces verts ou des terrains agricoles. Mais elle indique quand même qu’il sera difficile d’inverser la tendance à l’avenir. Et le temps gagné va permettre aux collectifs verviétois de continuer à travailler pour convaincre de la nécessité de protéger ces zones dans le futur SDC.

Assesse – Le béton ne coulera pas dans le bois de Sorinnes-la-Longue

Début juin sur la commune d’Assesse, une histoire surprenante connaissait un épilogue provisoire positif grâce au travail du collectif « Non au béton dans notre bois ! ». 

Le ViciGAL, est un projet de mobilité douce, porté par la Région Wallonne et reliant les communes de Huy à Yvoir. Un beau projet… mais qui prévoyait de créer des revêtements imperméables (béton bi-bande, bitume) dans des zones sensibles d’un point de vue de la biodiversité.

Au vu de l’importance écologique des zones traversées par le ViciGAL, celui-ci aura des impacts importants en termes de destruction d’habitats naturels, de perturbations de la faune et de perte de connectivité écologique, ainsi qu’un impact important sur le paysage.

A Sorinnes-la-Longue, l’autorité communale avait décidé de débuter les travaux sans avoir de permis, considérant que celui-ci n’était pas nécessaire.

Mais il n’aura fallu que peu de temps au collectif nouvellement créé pour comprendre que, vu l’ampleur des travaux, un permis était bel et bien obligatoire. Sous la pression du collectif, la commune d’Assesse a finalement introduit une demande de permis. Et coup de théâtre : le fonctionnaire délégué a REFUSÉ le permis pour les travaux prévus dans le bois de Sorinnes-la-Longue. C’est une belle victoire pour la nature et les promeneurs qui ne veulent pas de béton dans le bois !

Assesse – La commune décide de protéger ses Sites de Grand Intérêt Biologique

Ce mardi 25 juin, les associations « Covisart ASBL » et « N931 » ont remporté une très belle victoire ! En effet, un règlement communal assurant la protection de deux Sites de Grand Intérêt Biologique – le Bois Robiet et le Vallon du Ruisseau de Vôvesène – a été adopté (lors de son 3ème passage !) par le Conseil Communal d’Assesse à une très large majorité.

Dans le même temps, ces associations ont lancé une pétition qui a récolté plus de 1100 signatures, dont 563 rien que pour le village de Sart-Bernard. Cela démontre sans équivoque qu’une large majorité de citoyens assessois veulent conserver le Bois Robiet dans son intégralité et le protéger des sombres projets d’un entrepreneur qui veut y construire une usine à tarmac !

Liège – Un avenir sans lotissement sur l’ensemble du site de la Chartreuse !

C’est la réjouissante promesse qu’a faite en août 2024 le Bourgmestre Willy Demeyer. Un grand pas en avant pour l’avenir du site longuement protégé depuis 2017 par le collectif « Un Air de Chartreuse ».

Un long combat, passé notamment par un recours au Conseil d’Etat et une occupation du site sous la forme d’une Zone à Défendre (ZAD) qui a duré près de 6 mois en 2022 et a changé complètement la donne.

Le bourgmestre de Liège a donc présenté un cadre clair pour l’avenir du site. La Ville veut sanctuariser l’ensemble de celui-ci (les 38 hectares) pour en faire « le plus grand parc de Liège ».

Plus question donc d’urbanisation d’une quelconque partie du site ! Sauf retournement complet de situation, c’est donc bel et bien une perspective d’avenir positive et une victoire de grande ampleur pour le collectif et les milliers de personnes qui ont participé durant ces sept dernières années à la lutte pour sauver la Chartreuse.

Pays de Herve – Joskin se prend les pieds dans le Plan de Secteur

Le collectif « Ensemble Contre l’Agrandissement démesuré de la Société Joskin » s’est créé dans l’urgence à l’été 2024 en réaction à la demande de modification de Plan de Secteur introduite par la société de matériel agricole Joskin. Celle-ci veut agrandir son site actuel (situé à Soumagne) en construisant de nouvelles installations sur 26 hectares de terrains voisins (situés sur Herve). Ces terrains sont aujourd’hui à usage agricole et de prairies mais, surtout, ils sont situés en zones non constructibles au Plan de Secteur. Il faudrait donc faire changer leur statut, les faire passer en zones constructibles… et « compenser » ce changement en faisant passer une superficie comparable de terrains constructibles en terrains non constructibles. Ce que la société Joskin a proposé de faire via la protection de morceaux de terrils, certes placés en zones constructibles au Plan de Secteur… mais totalement inconstructibles dans les faits et pas le moins du monde menacés.

Suite aux nombreuses critiques émises, notamment lors de la réunion d’information, et aux centaines de signatures récoltées par la pétition lancée par le collectif, les trois communes (Fléron, Herve et Soumagne) concernées par la demande de Joskin ont toutes trois rendu durant l’été un avis négatif sur cet échange de terrains farfelu.

C’est maintenant au gouvernement wallon de prendre la décision (provisoirement) finale sur la demande de Joskin. On peut espérer qu’il écoutera les habitants et respectera les avis des communes. Cependant, il n’est pas rare que le gouvernement décide d’accepter un projet même face à des avis défavorables. Il est donc crucial que tous ceux qui veulent préserver le magnifique Pays de Herve continuent à se faire entendre.

Nandrin – Après 3 ans d’attente, la victoire !

Un « banal » projet de lotissement comme il y en a tant. Cette fois-ci, c’est à Yernée-Fraineux, un village de la commune de Nandrin, à proximité de la très fréquentée route du Condroz (Liège – Marche-en-Famenne) que cela se passe. Plus précisément encore, sur une grande prairie où un promoteur se met en tête de construire 17 maisons unifamiliales et une voirie publique. Il dépose donc pour cela une demande de permis en octobre 2020.

Très vite, les habitants du quartier se mobilisent contre ce projet qu’ils jugent totalement inadapté à cet endroit et le Collège communal partage leur avis. En conséquence, le Conseil communal refuse la création de la voirie. Cependant, le promoteur va en recours à la Région wallonne et le ministre « compétent », l’inévitable Willy Borsus, décide d’accorder le permis. Pas contente, la Commune décide à son tour d’introduire un recours, cette fois à l ‘échelon supérieur, le Conseil d’Etat.

Et là, il faut s’armer de patience car le dit Conseil est chroniquement débordé. Le recours déposé en juin 2021 a mis… trois ans (et une chique) pour aboutir. Et c’est une victoire complète pour la commune et les habitants qui se sont mobilisés : le Conseil d’Etat donne raison au Conseil communal (qui a dit non à la nouvelle voirie) et au Collège (qui a refusé le permis).

Esneux – Le petit sentier de Fontin est sauvé

C’est un petit sentier de terre qui relie le centre d’Esneux à la Cité de So Hamay dans le village de Fontin. Il est globalement en très bon état mais il n’est pas très fréquenté. En fait, il fait le bonheur au quotidien de riverains qui y promènent leur chien, des VTTistes du weekend et de l’unité scoute du village de Fontin. Et, de temps en temps, celui des marcheurs ADEPS.

La commune d’Esneux y a vu une occasion de l’utiliser pour développer la mobilité douce. En le bétonnant sur 700 mètres de long et sur 20 cm d’épaisseur, en l’élargissant jusqu’à 2,50 mètres, … mais aussi en abattant 50 arbres tout à fait sains et en artificialisant 2000 m2 alors qu’il y a déjà aujourd’hui des problèmes d’inondations pour les gens qui habitent en contrebas.

Pendant l’enquête publique qui a eu lieu en septembre, des riverains se sont spontanément mobilisé, des pétitions ont circulé et ont recueilli des centaines de signatures contre le saccage du petit chemin par un projet « démesuré et coûteux ». Ce qui semblait n’être qu’un détail sans importance sur une carte a mobilisé beaucoup de gens acharnés à défendre ce coin de nature.
Et il n’a pas fallu longtemps que la décision tombe : trois jours après la fin de l’enquête publique (et un article dans le quotidien régional « La Meuse »…), la bourgmestre a annoncé l’abandon du projet.

Namur – Abbaye Notre-Dame du Vivier : Refus de dérogation par le DNF

A quelques kilomètres à l’est de Namur, dans la vallée de la rivière « Gelbressée » et en lisière des bois de Marche-les-Dames, l’Abbaye Notre-Dame du Vivier étale sa splendeur depuis près d’un millénaire. Cet édifice monastique fut fondé en 1103 et désacralisé en 1796. Occupé depuis lors par divers ordres religieux, il fut classé (ainsi que son site) monument historique en 1969. Ce monastère cistercien, ses jardins, sa prairie et son parc furent acquis en 2018 par les frères Bouvier pour y développer un projet touristique. Petit à petit, pierre après pierre, l’abbaye fut restaurée à l’identique.

Une première demande de permis pour la création d’un parking sur la parcelle faisant face à la grotte de Notre Dame du Vivier dans la vallée de la Gelbressée avait été refusée : l’extrême richesse biologique du site avait justifié ce refus largement soutenu par Ramur. Une seconde demande de permis avait été déposée pour un projet au sein de l’enceinte de l’abbaye. Elle aura également été refusée pour une question d’accès unique et trop étroit à hauteur de l’église de l’abbaye, l’entrée située au niveau de la grotte étant jugée trop dangereuse à cause du tournant aveugle proche.

Une demande de dérogation à la loi sur la Conservation de la Nature a donc été déposée par la famille Bouvier pour permettre l’implantation du parking sur le premier site, ce qui implique par conséquent la destruction de celui-ci.

Cette demande a été refusée en octobre par le Département Nature et Forêts DNF). Ce dernier a en effet estimé que l’impact sur la très nombreuse population de batraciens et de chauves-souris (dont plusieurs espèces protégées) s’avérerait catastrophique.

Liège – Encore un projet immobilier refusé à Cointe

Cointe est un quartier sur les hauteurs de Liège. Depuis très longtemps, il est considéré comme un quartier aisé, ce qu’il était et est toujours en partie mais ce qui ne rend pas (ou plus) compte de la diversité de la population et du logement. C’est par contre, sans conteste, un des quartiers restés les plus verts… et donc une des cibles préférées des promoteurs immobiliers.

C’est ainsi que, ces dernières années, se sont succédé des projets immobiliers en divers points de ce quartier, notamment au Bois d’Avroy, au Bois l’Evêque, sur une prairie rue des Bruyères et, tout dernièrement, avenue de Gerlache.

Le hic pour les promoteurs, c’est que, dans chacun de ces cas, des collectifs d’habitants se sont créés pour contester ces projets, ont développé une argumentation fouillée et organisé de belles mobilisations locales. Et qu’ils ont remporté tous leurs combats !

Le dernier en date, c’est donc celui de l’avenue de Gerlache. La société Perspective Groupe avait déposé une demande de permis pour transformer une villa des années 1920 en six appartements… et massacrer le grand jardin de cette villa en y construisant trois blocs pour un total de 27 logements ! Ce type de projet n’est d’ailleurs pas propre à Cointe mais tend à se généraliser puisqu’il offre une solution « concentrée » aux promoteurs de placer un maximum de logements sur un minimum de terrain (évidemment sans trop se préoccuper de questions aussi triviales que le respect du patrimoine et le rôle essentiel des concentrations d’arbres en ville,).

Les riverains, les habitants du quartier et le collectif « Sauvons le Bois d’Avroy » se sont mobilisés lors de l’enquête publique. Et la Ville de Liège a refusé le permis en octobre 2024.

Ans – Le Parc du Couvent est sauvé

Il y a une dizaine d’années, les Sœurs du couvent à Ans, laissaient leur dernier bâtiment et le parc qui l’entoure au pouvoir organisateur (PO) du collège Saint-François d’Assise afin d’y accueillir une école. Elles espéraient s’y voir développer un projet harmonieux.

En 2015, le Centre hospitalier chrétien (CHC) introduit une première demande de permis pour un projet qui s’avère pharaonique pour ces 2 hectares : une maison de repos comprenant plus de 100 lits. Après quelques remaniements, le CHC obtiendra finalement son permis en 2017 : des bâtiments énormes, et toute la nature du parc du couvent exterminée. Puis les choses vont traîner. Le permis sera prolongé et reprolongé sans que les choses ne bougent.

Malheureusement, en avril 2024, le CHC rentre une nouvelle demande de permis, identique à la précédente. L’enquête publique a eu lieu durant les vacances scolaires mais heureusement, grâce à la vigilance du tout nouveau collectif « Sauvons le Parc du Couvent » et à la forte mobilisation locale, la commune a, durant le mois d’octobre, une nouvelle fois refusé cette demande de permis. Et le CHC a annoncé l’abandon de son projet !

Waremme – Le Bois de la Tannerie est (provisoirement) sauvé

C’est l’histoire mouvementée d’un petit bois urbain menacé par un projet d’immeuble à appartements. La commune a refusé la demande de permis et la Région Wallonne a confirmé cette décision malgré le recours introduit par le promoteur.

Contrarié, le promoteur décidément très obstiné, a effectué une demande de médiation à la Région. Le médiateur, après avoir organisé une rencontre entre le promoteur et la ville mais sans consulter les citoyens, a remis un avis positif sur le projet qui a abouti à l’octroi du permis par le gouvernement wallon.

L’abattage des arbres étant imminent, le collectif « Sauvons le Bois de la Tannerie » a lancé une pétition, alerté la presse et introduit un recours en extrême urgence au Conseil d’Etat, qui a abouti à la suspension du permis. La commune a quant à elle introduit un recours en annulation dont l’instruction est toujours en cours…

Walcourt – Un projet de lotissement refusé pour la quatrième fois

Pour la quatrième fois depuis 2006, la société Immoroute a déposé une demande de permis pour remblayer la carrière du « Bois Mignon » et y construire un lotissement.

Le collectif « Comité de défense de la carrière du Bois Mignon » a encore une fois réussi à bloquer ce projet grâce à sa forte mobilisation lors de l’enquête publique ! Les griefs principaux des riverain·e·s faisaient état d’une atteinte grave à la biodiversité, des doutes quant à la pollution engendrée par le remblai (déchets de construction/rénovation de voiries ?) ainsi que d’énormes problèmes de mobilité en raison de l’étroitesse des voiries menant à la carrière.

En octobre, l’Autorité communale a refusé le permis.

Verviers – Pas de padel à Heusy

Le collectif « Heusy Grandeur Nature » luttait depuis juillet 2024 contre un vaste projet comprenant plusieurs terrains de padel, une salle polyvalente, une cafétéria et un vaste parking à l’Avenue de Thiervaux à Heusy. Les riverains reprochaient essentiellement à ce projet de très lourds impacts en termes de mobilité et de nuisance sonore.

Lors de l’enquête publique qui a pris place entre la mi-juillet et le début septembre (avec une suspension durant les congés), l’Autorité communale a reçu pas moins de 84 lettres de contestation.

Face à cette mobilisation citoyenne, la Commune a donc définitivement refusé ce permis au promoteur en novembre 2024.

Aywaille – La carrière de Niaster est sauvée

La Commune d’Aywaille avait introduit en novembre 2023 une demande de permis unique pour l’exploitation (en commun avec un privé) d’une décharge de terres excavées sur le site de la carrière de Niaster… alors que celui-ci a été classé par la Région Wallonne comme Site de Grand Intérêt Biologique !

De nombreux habitants avaient réagi lors de l’enquête publique organisée en mars 2024. Les fonctionnaires délégué et technique de la Région wallonne leur ont donné amplement raison, en refusant en juin le permis pour ce projet parce qu’il contrevient fortement à la Loi de Conservation de la Nature et au Schéma de Développement territorial.

Insatisfaite de la décision des deux hauts fonctionnaires de la Région, la commune d’Aywaille s’est pourvue en recours auprès du Gouvernement wallon. Le ministre Desquesnes s’est positionné sur ce recours en novembre 2024. Et c’est une nouvelle fois « non » !

Conclusions et vœux pour 2025

Ce récapitulatif des victoires de 2024 doit constituer un fameux « coup de boost » pour tous les collectifs actuellement plongés dans leurs luttes locales. Même s’ils ont parfois l’impression d’être « David face Goliath » dans leur combat contre l’Empire du béton, ces victoires démontrent à suffisance que la détermination et la mobilisation citoyenne peuvent renverser des montagnes !

Il nous amène également au constat que ces combats se multiplient un peu partout sur le territoire wallon. Il est donc devenu primordial de « dépasser » le niveau local de ces luttes afin de créer un mouvement de résistance au niveau régional. OLT en a jeté les prémisses en 2024 en lançant sa campagne « Stop Béton Maintenant ! », que nous voulons amplifier, et nous serons toujours présents en 2025 pour « Occuper le terrain » !