Andenne – Terres et roches de bien de convoitises
A Andenne, ville charmante traversée par la Meuse, la vie est pourtant loin d’être un fleuve tranquille. En effet, les projets inadaptés et nuisibles qui y sont présentés troublent la quiétude des citoyen·ne·s, alimentent les débats politiques et le battage médiatique.
Nous vous avons déjà régulièrement informés du combat du collectif « Touche pas à Ma Campagne » (TPMC) contre le projet d’urbanisation de la Plaine d’Anton. Aujourd’hui, un autre projet, tout aussi destructeur (mais industriel cette fois-ci) menace le cadre de vie des Andennais.es. : la relance et l’extension de la Carrière du Boltry par la société Carmeuse.
Une Réunion d’Information Préalable s’est tenue ce mercredi 19 février en la présence de plus de 200 citoyens et de nombreux élus. Si la présentation par Carmeuse semblait positive et attentive au respect des riverains, dès que la phase de questions/réponses a démarré, le ton a changé.
Pour découvrir le résumé de cette réunion et les éléments à en retirer, nous vous invitons à lire l’excellent article réalisé par le Comité Défense Andenne. Vous y trouverez également toutes les modalités pour transmettre vos remarques en vue de la réalisation de l’étude d’incidence. Attention, vous devez réagir avant le 6 mars.
|
RIP, EIE, EP,… comment s’y retrouver ? Celle-ci commence par une Réunion d’Information Préalable (RIP) où le promoteur présente à la population son avant-projet. Celle-ci ouvre une période de 15 jours durant laquelle toute personne qui le souhaite peut adresser des questions, remarques, critiques et propositions au bureau d’études qui doit réaliser une Etude d’Incidences sur l’Environnement (EIE). C’est dans cette phase que se trouve actuellement le dossier à Andenne, qui a commencé par la RIP du 19 février et qui se termine donc le 6 mars. Une fois cette Etude (EIE) terminée (cela prend généralement plusieurs mois), elle est transmise au promoteur qui pourra alors intégrer ses recommandations dans ce qui deviendra alors son projet « définitif ». Celui-ci fera l’objet d’une demande de permis qui sera soumise à une enquête publique (EP) d’une durée de 15 ou 30 jours avant la prise de décision par les autorités concernées (communales ou régionales) d’accorder ou non le permis. Et le processus peut se poursuivre encore un certain temps si le promoteur ou les habitants ne sont pas d’accord avec la décision de la commune et déposent des recours auprès du gouvernement wallon ou du Conseil d’Etat. |

