L’hôpital Saint-Pierre persiste et signe: il veut toujours déménager à Bouleaux-Louvrange
Occupons le Terrain apporte donc tout son soutien au collectif.
Attention! L’enquête publique s’est achevée le mercredi 9 avril 2025.
Vous pouvez retrouver ci-dessous la lettre-type rédigée par le collectif et qui a été utilisée dans le cadre de l’enquête publique :
Réf / Ville de Wavre : 23/07 pu1 (bis)
A l’attention des Collèges Communaux de Wavre, Chaumont-Gistoux, Grez-Doiceau et Louvain-la-Neuve et du Service de l’Urbanisme
Madame, Monsieur,
En réponse à l’enquête publique, en référence, concernant « La demande de permis unique de classe 1, pour un projet de catégorie B, comportant une étude d’incidences sur l’environnement, introduite le 17 novembre 2023 par l’Asbl Clinique Saint-Pierre, Avenue Reine Fabiola, 9 à 1340 Ottignies-Louvain-la-Neuve, et ayant pour objet la construction d’un nouvel hôpital général d’une capacité maximale de 441 lits, de 129 places de jour et d’une crèche de 42 places, l’exploitation des installations inhérentes à son fonctionnement ainsi que l’aménagement d’un échangeur autoroutier donnant accès au site depuis la E411. »
Je vous soumets mes observations et remarques :
Des soins de santé de qualité: Oui! Au bon endroit, et pour toutes et tous!
Le béton ne soigne pas!
. Ce projet ne répond pas aux justifications avancées pour motiver d’un intérêt général, en effet que ce soit :
- « Le vieillissement de la population » voudrait que l’accès soit donc plus aisé pour les patients plus âgés, or c’est tout le contraire, aucune entrée d’hôpital n’est aussi éloignée de son parking : ici en moyenne il faudrait faire 250 m à pied !
Que dire pour les personnes âgées qui ne conduisent plus ?
À Ottignies, 3 000 personnes peuvent rejoindre la clinique en moins de 10 minutes à pied. Ici, ce ne serait qu’à peine 300, et un parcours avec pentes dissuasives.- « Desservir l’Est du Brabant Wallon » : déjà prétendre cela déforme les besoins réels de l’Est du Brabant Wallon qui souffre d’un manque de proximité des services de secours (100) et non d’un manque d’accès aux soins de santé. Par rapport au site actuel à Ottignies, à peine 18% des habitants bénéficieront d’un gain de 5 minutes pour s’y rendre – en voiture ! – alors que 53% de la population seront plus loin et beaucoup perdront l’accès au train possible à Ottignies.
- « Rénovation impossible sur le site actuel » alors que l’étude d’incidence démontre toujours le contraire, qu’il y a des bâtiments récents déjà aux normes à Ottignies, l’étude ne compare pas les coûts directs et indirects, ni les différences en termes d’impacts environnementaux. Pourtant tout cela est clairement en défaveur du site choisi à Wavre.
- « Principe STOP » (accès à pied, à vélo, en transport en commun et finalement en voiture) ne peut être envisagé de manière réaliste pour accéder au site de Wavre. Les aménagements sur le site n’y changeront rien : aucun des Chemins (Charrons, Louvranges ou Vieusart) n’est adapté pour cela, il faudrait y faire les trottoirs ; les pistes cyclables sont impossibles à réaliser faute d’espace ; le train est bien trop loin et tout est à faire en terme de transport en commun ;
les dénivelés pour accéder le site sont dissuasifs pour tous les modes actifs.- « Une clinique dans un jardin » que l’on détruit en premier, cela ne soigne rien.
Cette liste n’est hélas pas exhaustive.
Autant d’écarts qui ne peuvent se traduire que par « tromperie » pour motiver ce projet à cet endroit et obtenir déjà les permis accordés, hors du permis unique contrairement à ce qui avait été annoncé initialement. Et ainsi faire croire que tout est décidé, qu’il n’y a pas de retour en arrière possible. Cela n’est en aucun cas acceptable.
Ce projet va à l’encontre des objectifs 2030 et 2050 pour les générations à venir :
- Arrêt de l’artificialisation des terres agricoles : au moins 8 ha bétonnés.
- Réduction de l’usage de la voiture : impossible d’y accéder autrement de manière réaliste.
- Restaurer la biodiversité et l’objectif 3-30-300 : ignorés en détruisant 4 ha d’espaces boisés.
Les plans modificatifs n’apportent en rien une amélioration au projet et les remarques suivantes restent d’application :
- Trop proche du quartier voisin, avec une hauteur de 40m au-dessus des habitations unifamiliales, le bâtiment reste totalement démesuré, cela devrait déjà justifier le rejet du projet.
- Ce projet aggrave et pérennise une situation locale déjà bien trop bruyante et problématique au-delà des normes OMS. L’ajout d’une bretelle et la mise sur pont, avec des vitesses plus grandes pour l’accès E411 existant, aggravent la portée des bruits du charroi, qui serait lui-même augmenté voire saturé. Le merlon proche du pont ne surpasse que de 2m sur à peine 10% et ne protègera en rien de ces nuisances aggravées. La butte nouvellement ajoutée au détriment du Chemin des Charrons est bien trop éloignée et n’est plus haute que sur moins de 10%, et donc totalement inefficace.
- La bretelle d’autoroute, inutile et accidentogène, alourdit les coûts, payés par la région ! De plus, cet accès qui impose un détour vers l’extrémité opposée du parking, et la sortie unique qui oblige tous véhicules à repartir vers la E411 révèlent un site mal agencé. Un rond-point sur la N25 à la sortie de l’E411 offrirait une alternative plus avantageuse : coût réduit, circulation apaisée (moins de bruit), sécurité renforcée et préservation des bois tout en éloignant le trafic du quartier voisin.
- Les aménagements cyclo-piétons restent irréalistes (pentes de 5% bien trop longues et virages en épingle dignes d’un parcours de montagne). A vélo, Il est toujours impossible de rejoindre le site par le chemin de Vieusart Sud sans se mettre gravement en danger. De même les véhicules sans permis ont pour seul accès le Chemin de Vieusart puis l’échangeur N25, et une sortie obligée sur la N25.
- Ce projet menace nos nappes phréatiques et affecte grandement la nature et des terres agricoles à préserver. Une faune éclairée jour et nuit, dont 8 espèces de chauve-souris, pourtant protégées, qui pourraient voir ainsi leurs habitats détruits.
- L’impact carbone n’est toujours pas estimé de manière comparative avec les autres sites possibles.
- Ce projet augmente les risques d’inondations dans la vallée de la Dyle, ce que confirme déjà les conséquences de l’aménagement réalisé dans la zone dite tampon. Maintenant un simple orage engendre le débordement des égouts du Chemin de Louvranges. Prétendre faire mieux que la Nature à coup d’arguments théoriques d’experts c’est tromper. Les faits eux ne mentent pas.
- Ce projet de ½ Milliard, subsidié en grande partie par des deniers publics (plus de 260 millions €), ne rencontre pas les attentes des citoyens en matière de soins de santé : pas plus de capacité qu’à Ottignies, une majorité de chambres privées qui accentuera les inégalités sociales, sans garantie de soins de qualité. Avec des ailes déjà vides par manque de personnel, comment pourrait-elle faire mieux ?
De plus les changements récents apportés aux voiries sur le site démontrent que l’aménagement de la zone tampon aurait bien dû faire partie du permis unique et non l’objet d’un permis séparé (permis toujours sujet à un recours à l’instruction au conseil d’État),
Il faudrait maintenant recommencer une partie de ces aménagements, les surcoûts engendrés par cette manière de faire en mettant la charrue avant les bœufs pour faire croire que le projet est démarré et qu’il n’est plus possible de faire marche arrière n’engage que le porteur de projet qui s’obstine à vouloir construire au mauvais endroit. Le porteur de projet n’a aucune excuse pour cela, dès le début les contraintes du terrain et de ce choix de site inadéquat lui ont été notifiés et l’opposition au projet clairement exprimée. Ce n’est pas à la communauté de faire les frais de cette stratégie et prise de risque, mais bien la responsabilité du porteur de projet.Remarques personnelles
En conclusion:
En conclusion, Monsieur le Bourgmestre, Mesdames et Messieurs, je vous fais part de mon opposition quant à l’approbation du projet de la clinique Saint Pierre sur le site Bouleaux-Louvranges.
Je vous demande donc de refuser ce projet et d’exiger qu’une évaluation des alternatives possibles soit réalisée en prenant en compte l’ensemble des paramètres (les coûts directs et indirects, la pollution, les nuisances dans un rayon élargi, les risques pour le centre de Wavre, l’intérêt général pour tous, la garantie de l’amélioration de la qualité des soins, le respect des objectifs pour les futures générations…) et la mise en concurrence des sites possibles de manière objective, et non à postériori et donc forcément biaisée.
Veuillez agréer Monsieur le Bourgmestre, Mesdames et Messieurs , l’assurance de ma bienveillante considération.
NOM : ……………………………………………………
PRENOM : ………………………………………………
ADRESSE : ……………………………………………………………………………………………
CODE POSTAL : ………… COMMUNE : ……………………………………………..……………
DATE : Le … …………. 2025SIGNATURE :

