Verviers – Enquête publique – Sauvons le parc de Séroule!
Le parc de Séroule est menacé par un projet immobilier appelé « Maison des Lacs d’Heusy » qui se situe sur la zone source du ruisseau alimentant le parc. Ce projet prévoit la construction de 28 logements dans une zone écologiquement sensible.

Pourquoi est-ce grave?
- Le projet se situe sur les zones de résurgence qui alimentent les étangs du parc
- Les travaux risquent de modifier l’écoulement naturel des eaux souterraines
- La construction amènera une pollution diffuse (hydrocarbures, microplastiques, etc.) qui s’infiltrera vers le parc
- Deux projets similaires ont déjà été refusés en 2012 et 2014 pour des raisons de gabarit et d’impact environnemental
Occupons le Terrain apporte donc tout son soutien au collectif et vous invite à signer et à faire signer largement la lettre qui suit.
Attention! L’enquête publique s’est achevée le vendredi 6 mai 2025.
Vous pouvez retrouver ci-dessous la lettre-type rédigée par le collectif et qui a été utilisée dans le cadre de l’enquête publique :
À l’attention du Collège communal de Verviers
Place du Marché 55
4800 Verviers
Objet : Urbanisme – Projet “Maison des Lacs d’Heusy” (Réf. 2025A0021-LL)
Motif : Préservation des sources du parc de Séroule et du réseau hydrologique en amont
Madame, Monsieur,
Je me permets de vous adresser ces quelques mots dans le cadre de l’enquête publique relative au projet immobilier “Maison des Lacs d’Heusy”.
Je suis particulièrement inquiet des conséquences que pourrait avoir ce projet sur l’équilibre hydrologique du parc, en particulier sur l’approvisionnement en eau des étangs, qui dépendent en grande partie des résurgences situées en amont, dans le périmètre même du projet.
Un équilibre fragile menacé
Le terrain visé se trouve juste au-dessus d’une zone de résurgence active, connue pour alimenter les sources du ruisseau des Roittes. Ce réseau d’eau souterrain, discret mais vital, est le cœur de la biodiversité du site: il permet aux étangs de rester en eau toute l’année, il soutient les sols humides, et il alimente indirectement une faune et une flore exceptionnelles.
Or, le projet immobilier prévoit des terrassements à ancrage profond, ainsi que la modification du profil naturel du terrain pour créer des plateformes et des fondations lourdes. Ces travaux sont susceptibles de modifier la pression des nappes, de détourner ou d’obstruer les écoulements, et donc de tarir partiellement les sources du parc. Il suffit d’un déséquilibre minime pour affecter durablement la vie du parc.
Une pression nouvelle et une pollution silencieuse
Au-delà des impacts directs sur les eaux souterraines, la création de 28 logements apportera une pression nouvelle sur le sol : surfaces bétonnées, parkings, voiries, allées d’accès…
- Cela entraînera inévitablement une pollution diffuse, invisible mais réelle :
- Écoulements chargés en hydrocarbures, microplastiques, résidus de pneus,
- Sels de déneigement, désherbants sur les abords…
Ces substances peuvent s’infiltrer dans le sous-sol et rejoindre le réseau de résurgence en aval. Autrement dit, c’est le parc de Séroule – ses plans d’eau, sa biodiversité – qui recevra cette pollution lente, continue et cumulative.
Des précédents administratifs…
Je tiens également à rappeler que deux projets précédents sur cette même parcelle ont été refusés:
- Un premier en 2012 pour un ensemble de 24 appartements,
- Un second en 2014 pour 19 appartements.
Dans ces deux cas, les motifs étaient clairs: gabarit trop important, rupture avec le bâti existant, densité excessive, et implantation inadaptée au terrain. Ces décisions avaient été confortées par un avis du Ministre wallon de l’Aménagement du Territoire (Carlo Di Antonio, 9 octobre 2014), recommandant explicitement d’envisager un bâtiment de capacité réduite.
Le projet actuel, avec ses 28 logements, va pourtant bien au-delà.
Un détournement préoccupant du rôle des étangs en amont
Le projet prévoit de construire sur le haut du versant et de transformer le bas de la parcelle en zone tampon, en y installant des bassins d’orages ou étangs de rétention.
Selon le promoteur, cela va améliorer le débit des étangs par l’apport des eaux pluviales des toitures, terrasses, voiries…
Cette logique inverse la lecture naturelle du site : au lieu de préserver les sols perméables et les zones de résurgence, on construit en amont et on tente de compenser en aval, comme si la gestion de l’eau pouvait se faire uniquement par des infrastructures.
Or, ces bassins — aussi bien conçus soient-ils — ne remplaceront jamais le fonctionnement naturel du sol ni la régulation lente et progressive offerte par les couches végétales. Pire : ils concentrent les pollutions et les eaux de ruissellement, risquant ainsi de modifier la qualité de l’eau qui s’écoule vers le parc de Séroule. Le remède devient ici partie du problème.
Une parcelle à haute valeur patrimoniale et écologique
Il est important de souligner que la parcelle, 7 rue Jean Gôme, a été classée en catégorie B++ ,dans le cadre de l’étude « Villas Remarquables » menée par la Ville de Verviers.
Cette classification reconnaît la valeur patrimoniale et paysagère du site, tant pour son bâti que pour son environnement naturel.
De plus, la partie basse de cette parcelle, correspondant à la zone des étangs, est protégée par une étude Géolys, qui reconnaît son rôle crucial dans l’alimentation des eaux du parc de Séroule.Cependant, les eaux qui alimentent ces étangs proviennent également de parcelles situées en amont. Les constructions envisagées, par leur gabarit et leur emprise au sol, risquent de perturber le cheminement naturel de l’eau vers Séroule.
Toute modification du relief ou de la couverture végétale peut avoir des conséquences irréversibles sur cet équilibre hydrologique délicat.
Un patrimoine naturel et historique à préserver
Le parc de Séroule n’est pas qu’un espace vert: c’est un site classé, un lieu de détente, de promenade, d’observation de la nature, accessible à tous, et profondément ancré dans l’histoire locale. Le projet immobilier, par sa masse, sa densité, et sa localisation sur un point haut du bassin versant, fait peser un risque inutile sur ce joyau local.
Remarques personnelles
En conclusion:
Pour toutes ces raisons, je vous demande de refuser ce projet.
Je souhaite être tenu au courant des suites de ce dossier.
NOM : ……………………………………………………
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CODE POSTAL : ………… COMMUNE : ……………………………………………..……………
DATE : Le … ……… 2025SIGNATURE :

