Assesse – L’usine à tarmac définitivement engluée
Nous avons déjà souvent relaté les péripéties liées au projet d’implanter une usine à tarmac en plein milieu d’un bois à Assesse. Pour rappel, le Bois Robiet était menacé par ce projet mortifère et deux collectifs citoyens membres d’Occupons le Terrain, N931 et le Comité Villageois de Sart-Bernard (COVISART), ont uni leurs forces pour s’opposer aux velléités de Sotraplant/Nonet, les porteurs du projet.
Le 30 avril dernier, une excellente nouvelle est tombée : les porteurs du projet, se désistaient du recours au Conseil d’Etat qu’ils avaient introduit en décembre 2022 contre le refus du permis unique relatif à la construction de l’usine de tarmac !
Dans cette procédure, l’ASBL COVISART s’était portée partie intervenante. Le dossier qu’elle avait déposé pour s’opposer à ce recours était très solide et, notamment, démontrait sans équivoque que la construction de cette usine était incompatible avec le plan de secteur.
Le désistement a comme conséquence que le permis de l’usine à tarmac est donc définitivement refusé !
C’est une première victoire après ce long combat pour convaincre l’administration régionale puis les deux ministres de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement de refuser cette demande de permis en totale contradiction avec la législation et avec la volonté d’un grand nombre de citoyens de Sart-Bernard et des villages environnants.
Toutefois, les deux collectifs restent vigilants. Les porteurs du projet ont en effet déjà annoncé par voie de presse qu’ils étudiaient d’autres possibilités de projet pour le Bois Robiet. C’est donc bien tout le site qui doit être définitivement protégé et pour cela, la Commune dispose maintenant d’un règlement communal assurant la protection des deux Sites de Grand Intérêt Biologique situés sur son territoire, dont l’un des deux est le Bois Robiet.
Sotraplant/Nonet maintiennent cependant leur recours au Conseil d’Etat contre ce règlement. Et ici également, l’ASBL Covisart, rejointe par les 5 plus importantes associations environnementales de Wallonie, s’est portée partie intervenante. L’arrêt du Conseil d’Etat est attendu dans plusieurs mois.
Reste enfin à la commune à affirmer son droit de propriété sur le chemin communal qui traverse le Bois Robiet, décision qui est annoncée par le Collège pour le prochain Conseil communal du mois de mai. Dossier à suivre dans nos prochaines newsletters…

