Belgium poisonfree – sans poison – zonder gif (Blanche-Neige)

Belgium poisonfree – sans poison – zonder gif (Blanche-Neige)

Le 7 août dernier, le Conseil Constitutionnel français censurait la partie de la Loi Duplomb réautorisant 3 nécotinoïdes (pesticides) interdits depuis 2020.

L’argument principal des supporters de la ré-autorisation des néonicotinoïdes était « Si on les interdit en France alors qu’ils sont autorisés partout ailleurs en Europe, ce sera la fin pour de nombreux secteurs de l’agriculture française ». Cet argument – le pire qui soit puisqu’il conduit toujours à s’aligner sur les plus mauvaises conditions de travail, de salaires ou de santé existant à l’étranger – n’’a heureusement pas été suivi. Par contre, il est aujourd’hui tout à fait possible de le retourner complètement: « Puisqu’ils sont heureusement interdits en France, interdisons-les partout ailleurs en Europe! ».

C’est avec cette perspective en tête que… deux pétitions ont été lancées chez nous, une par le parti Ecolo et l’autre par un groupe de citoyens nommé « Blanche-Neige ». On ne peut évidemment que regretter cette dispersion mais les deux initiatives ont tenu une conférence de presse commune pour célébrer les 25.000 premières signatures et appeler à donner plus d’ampleur au mouvement. Ce qui ne serait pas un luxe, vu que la Belgique est dans le top 5 des pays qui utilisent le plus de pesticides en Europe.

Dès lors, n’hésitez pas à signer les deux pétitions… et à développer des initiatives de soutien autour de celles-ci.

Communiqué de presse de Blanche-Neige :

Blanche-Neige se réveille : des citoyens belges exigent l’interdiction des pesticides dangereux.

À la suite de la Foire Agricole de Libramont, où les agriculteurs ont exprimé ce week-end leur profonde inquiétude pour leur avenir, cinq citoyens belges lancent une pétition ambitieuse pour interdire les pesticides dangereux. Inspirés par l’étudiante française Éléonore Pattery, qui a recueilli deux millions de signatures contre la réintroduction d’un pesticide cancérigène, les citoyens belges unissent désormais massivement leurs forces sous le nom symbolique Blanche-Neige.

« Nous avons appris par Blanche-Neige qu’il ne faut pas manger de pomme empoisonnée, mais pourtant c’est le lot de la plupart des gens qui font leurs courses » déclare Elisabeth Simon, agricultrice atteinte d’un cancer et co-initiatrice de la campagne. Aux côtés de Louis De Jaeger (expert agricole et auteur), Philippe Grandelet (qui a perdu sa femme et sa mère du cancer) et Laurence Claerhout (entrepreneure agricole) ils appellent les citoyens, les responsables politiques et les agriculteurs à se mobiliser contre des substances qui mettent en péril notre santé, notre environnement et notre avenir.

La Belgique est le cinquième pays d’Europe en termes d’utilisation de pesticides par hectare. Ces substances ne connaissent pas de frontières : elles se retrouvent dans nos rivières, nos écosystèmes, nos aliments et jusque dans le sang des nouveau-nés. « C’est une folie que nos gouvernements dépensent des millions pour soigner le cancer, tout en autorisant des pesticides dont il est prouvé noir sur blanc qu’ils en sont la cause », dénoncent-ils.

Les revendications concrètes de la pétition :
● Une interdiction des pesticides dangereux, y compris ceux avec PFAS, dans toute la Belgique, avec des objectifs chiffrés et des échéances claires.
● Un monitoring et une publication des données par culture et par région
● Une alimentation sans poison et abordable dans les magasins, les écoles, les crèches, hôpitaux, maisons de repos et collectivités.
● Un soutien indépendant aux agriculteurs qui se convertissent vers une agriculture saine et régénérative qui ne nous rende pas malade.
● La fin des dérogations qui sapent les règles en matière de pesticides.

« Blanche-Neige a encore eu de la chance. Aujourd’hui, un Belge sur trois souffre d’une maladie chronique. Les pesticides n’en sont peut-être pas l’unique cause, mais ils sont souvent des complices silencieux », souligne Louis De Jaeger.

Le mouvement insiste sur le fait que ce combat ne doit pas opposer agriculteurs et citoyens, villes et campagnes, santé et économie. « Ce n’est que par la coopération que nous rendrons notre agriculture à la fois durable et saine. »

Un avenir commun

Lors de cette même foire à Libramont, les agriculteurs ont réclamé de la reconnaissance et des perspectives claires. Cette pétition s’inscrit parfaitement dans cette demande : une agriculture sans pesticides toxiques n’est pas une fin, mais bien un nouveau départ – plus sain, plus résilient et plus valorisant pour le monde agricole. « Nous optons pour un système qui accompagne les agriculteurs vers une agriculture qui nourrit sans nuire », conclut Philippe Grandelet.

Une dynamique internationale

La campagne belge s’inscrit dans une prise de conscience européenne croissante concernant l’usage des pesticides. La Cour internationale de justice a reconnu la semaine dernière le droit à un environnement sain comme droit humain universel. « Nous, citoyens, sommes les leaders. Les politiciens sont nos employés. Il est temps qu’ils nous écoutent. »

Lien vers la pétition de Blanche-Neige.

Lien vers la pétition d’Ecolo.