Marcher pour le climat. Oui, mais après ? (Dossier climat part.1)
Dimanche 5 octobre aura lieu la désormais traditionnelle Marche pour le Climat. Même si les dizaines de milliers de personnes qui avaient envahi les rues de Bruxelles avant le Covid ne se déplacent plus (nous n’étions qu’un petit millier l’an dernier), cette Marche et tout ce qui l’entoure reste un événement où peut s’exprimer le refus de l’immobilisme – ou, pire le climato-scepticisme pratique – du monde politique et des grandes entreprises.
Cette année, la Coalition Climat organisatrice de la Marche, a durci le ton. Loin des inoffensifs « Nous sommes plus chauds que le climat » et « Chaque dixième de degré compte » des précédentes éditions, elle appelle désormais plus clairement à arrêter les subventions aux énergies polluantes, à taxer les entreprises responsables de la crise climatique et à mettre à contribution les ultra-riches, responsables d’une grande part des émissions.
Mais, si ces revendications sont assurément plus incisives, le débat reste entier sur les manières de traduire celles-ci en actions et en succès.
Ce mini-dossier en quatre articles a pour but de fournir quelques éléments à ce débat.
Le premier article, « La Wallonie face aux changements climatiques : personne ne sera épargné ! », donne une idée de l’ampleur du problème qui nous attend dans les prochaines années et décennies, avec la multiplication des canicules, l’apparition des incendies forestiers et des inondations.
Le deuxième, « 36 entreprises sont responsables de la moitié des émissions de C02 dans le monde ! », montre qui sont les vrais responsables du dérèglement climatique et à quel point la stratégie des « petits pas individuels et citoyens » passe à côté des vrais problèmes et donc des solutions efficaces.
Quant aux deux derniers articles, ils portent plus précisément sur les stratégies du mouvement pour le climat. « Retour des marches climat : « C’est un refus de la résignation » retrace la montée des mobilisations pour le climat et leur recul ces cinq dernières années et lance quelques pistes intéressantes pour la reprise des mobilisations. Quant au dernier article « Ça a fait peur à la direction : quand les militants écolos s’allient aux ouvriers », il part à la recherche de rapprochements nouveaux, liés à des luttes communes sur le terrain entre militants pour l’environnement et travailleurs défendant leurs salaires, leurs emplois et leurs conditions de travail.
Quatre articles, quatre facettes pour réfléchir à l’avenir que nous voulons et aux moyens d’y arriver. Un débat qui concerne tout autant les activistes pour le climat que les collectifs d’habitants à la recherche d’alliés et de perspectives d’action :
- https://occuponsleterrain.be/2025/10/03/la-wallonie-face-aux-changements-climatiques-personne-ne-sera-epargne-dossier-climat-part-2/
- https://occuponsleterrain.be/2025/10/03/36-entreprises-sont-responsables-de-la-moitie-des-emissions-de-c02-dans-le-monde-dossier-climat-part-3/
- https://occuponsleterrain.be/2025/10/03/france-retour-des-marches-climat-cest-un-refus-de-la-resignation-dossier-climat-part-4/
- https://occuponsleterrain.be/2025/10/03/france-ca-a-fait-peur-a-la-direction-quand-les-militants-ecolos-sallient-aux-ouvriers-dossier-climat-part-5

