Ans-Alleur – Stop à un nouveau lotissement sur des terres agricoles et des prairies

Ans-Alleur – Stop à un nouveau lotissement sur des terres agricoles et des prairies

Vous arrivez malheureusement trop tard: l’enquête publique s’est achevée le lundi 3 novembre 2025.

Nous laissons néanmoins la lettre-type visible, afin qu’elle puisse inspirer d’autres collectifs qui seraient confrontés au même type de projet.

Encore un projet immobilier à Ans ? Eh oui !

Avant de présenter ce dernier candidat en date (mais il y en a encore d’autres dans les cartons), il peut être utile de répondre à la question : comment expliquer cette profusion de projets ?

Une des réponses – mais pas la seule (la folie des grandeurs du Collège communal en est une autre !) – est tout simplement la situation géographique d’Ans. Sur le territoire de la commune se rencontrent deux réalités différentes mais liées. Dans sa partie sud, Ans est le prolongement « naturel » du bâti industriel, commercial et immobilier très dense de la ville de LIège voisine. Dans sa partie nord, elle constitue l’extrême fin de la Hesbaye rurale. C’est évidemment cette deuxième partie – en proximité immédiate de la ville tout en étant encore « à la campagne » – qui attire les promoteurs comme un aimant.

Le projet qui provoque aujourd’hui une forte contestation locale s’étend sur un terrain de 3 hectares à la limite des deux parties, l’urbanisée et la semi-rurale, de la commune. Aujourd’hui ce terrain se compose de terres agricoles et de prairies. Demain il risque de devenir un vaste lotissement de 4 immeubles totalisant 150 appartements et de 64 maisons.

Ce projet semble avoir connu une première vie (sans lendemain) il y a une dizaine d’années. Il est revenu sous une forme encore plus grande (7 immeubles totalisant 230 logements et 40 maisons !) au début de l’année. Mais une première vague d’opposition dans la population a amené le promoteur à réduire la voilure jusqu’au projet actuel.

Cela ne suffit pas pour convaincre les riverains et beaucoup d’habitant.e.s d’Ans de l’intérêt (autre que financier pour le promoteur) de faire disparaître prairies, cultures et calme pour y construire un nouveau lotissement. D’autant plus que la frénésie immobilière qui a touché la commune en divers endroits conduit déjà aujourd’hui à des situations où des logements construits ne trouvent pas acquéreurs (parce que trop chers) et où des lotissements entamés se retrouvent au point mort (faute de clients pour les espaces restants).

Un groupe d’habitants opposés à la nouvelle mouture de ce projet s’est constitué, a lancé une pétition et produit une lettre-type de réponse à l’enquête publique que nous vous présentons ci-dessous.

 


Administration communale de la Ville de Ans

Service Urbanisme (1er étage)

Esplanade de l’Hôtel communal, 1

4430 Ans

 

Dossier : PU 2024/136 PM

Concerne : Demande de permis d’urbanisme pour la réalisation d’un développement immobilier de 64 maisons et 4 immeubles (150 appartements) sur un terrain situé entre les rues du Fort, de Loncin et le Clos des Etournaux à 4432 Alleur.

Mesdames et Messieurs,

Par la présente, je tiens à marquer mon opposition à la délivrance du permis d’urbanisme susmentionné.

Je m’oppose à ce projet pour les raisons suivantes :

Une destruction importante de terres à usage agricole. Bien que la parcelle soit située en zone d’habitat au Plan de Secteur, elle est à vocation agricole depuis de très nombreuses années. L’artificialisation des terres agricoles menace notre souveraineté alimentaire et provoque une pression foncière réduisant l’accès à la terre pour les agriculteurs.

Une perte importante de la biodiversité présente sur le site.

Un risque d’inondation sous-évalué. En 2021, comme le confirme le portail WalOnMap, les abords de la parcelle (côté rue de l’Industrie) ont été soumis à des inondations. Artificialiser une telle surface de terres n’améliorera aucunement cette situation qui risque de devenir récurrente au vu du dérèglement climatique.

Un manque d’infrastructures permettant d’accueillir les nouveaux habitants (écoles, commerces, infrastructures communautaires, …).

Un accroissement des problèmes de mobilité dans le quartier par l’adjonction potentielle de 428 véhicules supplémentaires dans une circulation déjà au bord de la saturation.

Un manque d’écoute de l’opposition au projet, notamment lors de la réunion de concertation sur l’aspect « voiries » dont le permis a finalement été accordé.

Une sur-offre immobilière dans le quartier. A moins de 100 mètres du projet étudié aujourd’hui se trouve le projet « Blavier » de 89 logements, toujours en cours de construction et de vente depuis 2019. Dès lors, quelle est le besoin réel de 214 logements supplémentaires ?

 

Remarques personnelles :

 

 

 

En conclusion :

Je m’oppose à ce projet qui va à l’encontre du bon sens commun et des objectifs raisonnés d’aménagement du territoire.

 

Je souhaite être tenu au courant des suites données à ce dossier.

 

NOM : ……………………………………………………
PRENOM : ………………………………………………
ADRESSE : ……………………………………………………………………………………………
CODE POSTAL : ………… COMMUNE : ……………………………………………..……………
DATE : Le …  ……… 2025

SIGNATURE :