Région liégeoise – Un éléphant, ça trompe énormément. Un aéroport aussi !

Région liégeoise – Un éléphant, ça trompe énormément. Un aéroport aussi !

Liege Airport annonce la première phase de son énorme plan d’extension qui impactera lourdement tout le bassin liégeois – ainsi que de très nombreuses communes bien plus éloignées – durant les 20 prochaines années.

Liege Airport, c’est actuellement 30.000 vols par an. L’objectif de l’aéroport et de la région wallonne est de porter ce chiffre à 50.000 endéans les 20 ans. Ce qui nécessite la création d’un allongement de piste, la construction de nouveaux parkings avions, entrepôts et bâtiments logistiques, le tout pour la modique somme de 500 millions d’investissements (voir l’article de la RTBF).

Une première étude d’incidences de l’extension de la zone nord devra être réalisée avant de déposer la demande de permis. La première étape de ce processus a eu lieu ce mercredi 20 novembre avec une Réunion d’Information Préalable (RIP) qui a attiré plusieurs centaines de personnes.

Nous reviendrons très rapidement sur ce dossier. Le front Stop Alibaba&co et le Comité Liège Air Propre (CLAP) préparent une argumentation détaillée et proposeront une aide à la rédaction des courriers dans le cadre de l’Etude d’Incidences sur l’Environnement.

Mais nous vous présentons déjà aujourd’hui une première réaction à la manière dont s’est tenue la Réunion d’information (merci à Pierre Eyben pour ce commentaire).

« J’ai assisté hier soir à la séance d’information sur la nouvelle extension nord-est de Liège Airport.

Des centaines de citoyens, parfois de communes assez lointaines, étaient venus pour dire leur souffrance et leur désarroi. Réveillés par le bruit des avions, réveillés par l’effarouchage des oiseaux (pétard ou tir à blanc) pratiqué toutes les nuits, par le « bip-bip » des véhicules sur le tarmac, victimes du bruit et des vibrations nuit et jour, envahis par les camions qui traversent les villages et défoncent les routes, inquiets des risques d’inondation,…

Et en face ? Rien ou presque. Un saucisonnage du dossier pour le rendre illisible. Un bureau chargé de l’étude d’incidence (toujours le même, ce qui pose sérieusement question) qui se réfugie derrière le cadre qui lui est fixé pour annoncer en creux qu’il ne changera pas fondamentalement ce projet suicidaire (ni ne prendra en compte de meilleurs critères sur le bruit), un responsable de la SOWAER qui va jusqu’à railler certains commentaires de citoyens en souffrance, des responsables de la SA Liège Airport (pas son directeur) qui bottent en touche ou disent des contre-vérités (comme sur la possibilité de ne plus faire les essais moteur en plein-air).

Je suis juste révolté par ce simulacre de prise en compte de la parole citoyenne.

Seule éclaircie au tableau, l’un ou l’autre bourgmestre de petites communes voisines qui commencent à se manifester concernant l’impact du charroi routier. Et pour le Collège de Liège, une des communes les plus touchées ? PERSONNE ! Honteux.

Sans même parler de l’impact environnemental de ce projet fou, la façon dont sont maltraités les citoyens victimes des nuisances est insupportable. Mais ne lâchons pas. Je vous partage rapidement les modalités pour vous manifester contre ce projet. »