La Roche-en-Ardenne – Du voltaïque, oui. Mais pas sur des terres agricoles !

La Roche-en-Ardenne – Du voltaïque, oui. Mais pas sur des terres agricoles !

Les terres de la Ferme du Vivier, cultivées depuis des siècles, ne sont peut-être pas aussi riches que celles du Brabant wallon — là où vivent les promoteurs du projet — mais ce sont bel et bien des terres de culture, pas des friches ou des terrains dégradés.

Dans un monde incertain, géopolitiquement et climatiquement, ces terrains représentent une capacité de production alimentaire locale précieuse.

La Roche en Ardenne est reconnue pour son tourisme vert et ses grands espaces. Que penseront les visiteurs de demain en découvrant des dizaines d’hectares de panneaux photovoltaïques à la place des champs à quelques pas seulement du parc naturel des deux Ourthes?

Lors de la consultation organisée par la commune, près de 85 % des avis étaient défavorables. Un tel signal démocratique ne peut être ignoré. Mais ce n’est pas suffisant!

C’est pourquoi nous vous invitons, en ce compris les personnes ayant déjà donné leur avis lors de la consultation populaire, à signer cette lettre type de réponse à l’enquête publique au moyen du formulaire automatisé ci-dessous.

D’autant que ce projet — sans doute un des plus vastes à ce jour en Wallonie — ne semble bénéficier que très peu à la population locale.

Pourquoi s’opposer au projet ?

    • Il ne profite pas à la population locale
    • Il constitue un précédent extrêmement préoccupant pour l’avenir des paysages wallons
    • Il remet en cause le modèle agricole wallon
    • Il modifie profondément un site naturel sensible
    • Il porte atteinte à la biodiversité locale
    • Il sous-estime l’impact visuel
    • Il présente des risques pour la santé non étudiés
 

Vous arrivez malheureusement trop tard. L’enquête publique s’est clôturée le 15 juillet 2025 à 11h00. Nous laissons néanmoins la lettre-type visible, afin qu’elle puisse inspirer d’autres collectifs qui seraient confrontés au même type de projet.

 


Lettre de réclamation 

À l’attention du Collège des Bourgmestre et Échevins de la commune de La Roche-en-Ardenne

Concerne : Enquête publique relative à la « Mise en œuvre d’un parc photovoltaïques – exploitation d’un champ de 82. 212  panneaux photovoltaïques comprenant 10 cabines électriques moyenne tension et une cabine tête haute tension »

Madame, Monsieur,

J’ai pris connaissance du projet agrivoltaïque à la ferme du Vivier, déposé par D’Ursel Honorine et en cours d’enquête publique.

Je souhaite par la présente marquer mon opposition au projet, compte tenu du fait qu’il :

  • Ne profite pas à la population locale : L’électricité produite dépassera largement les besoins locaux et sera destinée à l’exportation, sans réduire le coût de l’énergie pour les habitants. L’argument d’un bénéfice d’intérêt général local ne se justifie donc pas.
  • Constitue un précédent extrêmement préoccupant pour l’avenir des paysages wallons, qui font partie intégrante de notre patrimoine commun et de l’attractivité touristique de nos régions. Des vacanciers viennent ici précisément pour la quiétude d’une nature intacte. En banalisant ce type de projet, on ouvre la voie à une industrialisation diffuse, mais bien réelle, de la campagne, menaçant la nature préservée de notre région et ses retombées socio-économiques.
  • Remet en cause du modèle agricole wallon : Ce projet remet profondément en question le modèle agricole wallon en fragilisant le développement socio-économique local. Il compromet la préservation des paysages ruraux, accentue la pression foncière, décourage l’installation de jeunes agriculteurs et réduit la vocation nourricière des terres concernées. Une telle initiative va à l’encontre des politiques publiques qui visent à soutenir une agriculture locale, durable et résiliente.
  • Modifie profondément un site naturel sensible : Le projet transformerait durablement un paysage rural verdoyant, situé au cœur du Parc naturel des Deux Ourthes et à proximité immédiate d’une zone Natura 2000. L’implantation d’une centrale solaire industrielle — avec ses structures métalliques, chemins techniques et passages réguliers de véhicules — va à l’encontre des missions du Parc, dont l’un des objectifs majeurs est justement la préservation des paysages. Ce secteur constitue par ailleurs une zone de promenade prisée, appréciée pour son calme, sa beauté et sa richesse écologique. L’artificialisation du paysage porterait atteinte à l’identité même du territoire et à son attrait touristique.
  • Est initié par un propriétaire foncier et un promoteur tous deux extérieurs à la région, qui capteront l’essentiel des bénéfices économiques, sans garantie de retombées significatives pour la commune ou ses habitants. Il externalise les nuisances — paysagères, écologiques et sociales — tout en privatisant les profits sur plusieurs décennies. Cela pose un réel problème d’équité territoriale et soulève une question de justice sociale et environnementale.
  • Porte atteinte à la biodiversité locale : Le projet menace directement la biodiversité présente sur le site. La pose de clôtures empêchera le passage du gibier et perturbera les corridors écologiques. Oiseaux nicheurs et chasseurs, mammifères protégés comme le castor, ainsi que les espèces migratrices risquent d’être durablement impactés. Pourtant, aucune étude d’incidence environnementale sérieuse n’a été réalisée à ce jour.
  • Sous-estime de l’impact visuel : Le projet minimise son impact visuel, alors que les panneaux occuperont une vaste surface dans une zone de promenade très fréquentée. Les simulations sont trompeuses, car elles montrent des arbres matures qui ne correspondent pas à la réalité, rendant l’impact bien plus visible et gênant pour les usagers. De plus, à cause du relief de la commune, le site de la Ferme du Vivier est visible depuis de nombreux villages alentours, ce qui amplifie encore sa portée visuelle.
  • Présente des risques pour la santé non étudiés : Les risques pour la santé des habitants, qu’ils soient permanents ou saisonniers, restent inconnus et insuffisamment étudiés. L’implantation de cette infrastructure, ainsi que le raccordement ( plus de 18km de tracé jusqu’à Marcouray) au réseau électrique à haute tension, pourraient engendrer des nuisances électromagnétiques, sonores et visuelles, dont les effets à long terme doivent être évalués avant toute autorisation.
Remarques personnelles

 

 

 

 

En conclusion:

A la lecture des arguments développés ci-avant, je vous demande en toute logique de refuser la demande de permis d’environnement/permis unique sollicité par D’Ursel Honorine.

 

NOM : ……………………………………………………
PRENOM : ………………………………………………
ADRESSE : ……………………………………………………………………………………………
CODE POSTAL : ………… COMMUNE : ……………………………………………..……………
DATE : Le …  ……… 2025

SIGNATURE :