Namur – La carrière de Beez fait du bruit… dans les médias cette fois

Namur – La carrière de Beez fait du bruit… dans les médias cette fois

Le 19 juin dernier, on apprenait par voie de presse que le Collège communal de la Ville de Namur refusait la demande de prolongation du permis d’exploitation jusqu’en 2030. En pratique, cela signifie que la société Heidelberg Materials (anciennement Sagrex) ne pourra plus exploiter sa carrière après janvier 2026, conformément à l’échéance reprise dans le permis en vigueur.

« L’exploitation jusqu’en 2026 constitue un juste équilibre entre les besoins de l’entreprise et la qualité de vie des habitants« , a pointé Stéphanie Scailquin (Les Engagés). « Une prolongation jusqu’en 2030 remettrait en question cet équilibre et augmenterait les nuisances pour les riverains. Refuser ce permis, c’est respecter la parole donnée aux riverains en 2016.« 

Heidelberg Materials a rapidement fait connaître son intention d’introduire un recours auprès du ministre compétent, Yves Coppitiers (Les Engagés). La société précise qu’un avis favorable avait été émis par le fonctionnaire technique dans son rapport de synthèse.

Suite à cette passe d’armes par médias interposés entre carrier et autorité communale, le collectif citoyen « Sauvegarde du Mont de Beez » entre dans la danse en dénonçant de graves irrégularités dans la demande de permis tout en s’inquiétant de la suite donnée par les Ministres concernés au recours déposé par la société d’exploitation.

Le collectif citoyen dénonce notamment :

– des fraudes évidentes dans sa demande de permis : l’exploitant fonctionnerait sans permis valide depuis 2020 pour la majorité de ses installations.

– une classification d’activité trompeuse qui lui aurait permis d’éviter de réaliser une étude d’incidence.

– une exploitation génératrice d’infractions environnementales malgré les dénégations émises par l’exploitant.

– une exploitation en infraction urbanistique.

Le collectif en appelle au gouvernement pour contraindre l’exploitation au respect strict du cadre légal.

Heidelberg Materials conteste pour sa part les griefs qui lui sont adressés, en précisant que les allégations du collectif, « déjà connues et formulées dans le cadre de l’enquête publique », ne sont pas fondées.

Affaire à suivre donc, et dont nous vous tiendrons bien sûr informé.e.s.